Type de capteur, détection automatique, caméra O/D, suivi de trajectoire
Extractions et corrections des données, analyses automatiques, visualisations
Modélisation dynamique des usagers vulnérables en milieu urbain
Un modèle d’évaluation de l’impact des projets d’aménagement cyclable sur la mobilité en Ile-de-France.
Résumé
Le modèle de déplacements à vélo d’IDF développé par la DRIEAT, intégré au modèle TC et TI statique Modus 4.1, a pour objectif d’évaluer les flux vélos et l’utilité réelle du vélo pour chaque OD, en fonction des aménagements et de la topographie du territoire. Pour ce faire, le modèle vélo a mobilisé diverses sources de données, comme notamment :
Étudier les flux de déplacement d’un campus pour alimenter un jumeau numérique de la mobilité : l’outil MobiCount.
Résumé
Auteurs : Adrien Lammoglia, Bruno Dato, Guillaume Dufour
La mobilité au sein des campus universitaires est un champ de recherche relativement peu documenté. Il suscite pourtant de plus en plus d’intérêt, notamment avec la promotion des mobilités actives (marche, vélo, trottinette…), les mesures dissuasives quant au recours aux modes individuels motorisés, mais aussi avec l’introduction de systèmes de transport collectifs innovants, flexibles, légers et décarbonés tels que les navettes autonomes et connectées. L’action de recherche autOCampus du dispositif Vilagil, lancé en 2023, en est un parfait exemple.
Dans le cadre du défi clé MIDOC financé par la région Occitanie, nous souhaitons enrichir la compréhension des mobilités à l’échelle du campus Toulouse Rangueil. Pour ce faire, nous croisons différents types de données : (i) des données quantitatives et récoltées à partir de capteurs opérant depuis plusieurs années sur le campus, (ii) des données qualitatives obtenues à partir d’études de terrain, (iii) des données géographiques en partenariat avec la métropole, les opérateurs de transport et la région, (iv) des données quantitatives issues d’un travail de comptage de flux à partir de captures vidéo. L’objectif final est de combiner ces données pour les introduire dans un outil de géosimulation pour générer des scénarios de mobilité sur le campus.
Pour estimer les flux de mobiles aux points d’entrée et de sortie, nous avons développé une méthode simple, mobile, discrète et peu coûteuse. Des caméras d’action (type GoPro) sont installées aux entrées/sorties et autres zones d’affluence du campus. L’outil MobiCount, développé en Python, transforme les vidéos en données de flux. Basé sur l’algorithme de détection d’objets YOLO, il détecte et suit les personnes et véhicules mobiles, comptant ceux qui passent et leur sens de déplacement. MobiCount génère une base de données horodatée des objets mobiles (camions, bus, voitures, vélos et piétons). Testé sur le campus de l’université de Montpellier Paul Valéry, MobiCount a prouvé sa simplicité et sa fiabilité, avec des écarts faibles par rapport à la réalité.
Notre communication présente cette méthode de comptage des flux à partir de vidéos, réalisable sur n’importe quel territoire. Nous expliquons le protocole de captation et les aspects techniques, ainsi que les marges d’erreur observées. Nous présentons les résultats obtenus sur le campus Toulouse Rangueil et nous discutons de leur complémentarité avec les autres dispositifs et leur apport pour comprendre les mobilités à l’échelle du campus. Enfin, nous proposons une ouverture sur l’outil de simulation qui est au cœur de nos travaux, en expliquant en quoi les données générées issues des vidéos peuvent alimenter des scénarios de mobilités.
Une fois les données de mobilité captées et agrégées, elles permettront de nourrir le modèle CampMobSim basé sur la plateforme de simulation multi-agents spatialisée Gama. Le simulateur permet, à partir des données géographiques (OpenStreetMap, BD topo, etc.) et des données horaires des transports en commun (GTFS), de simuler une journée type sur le campus. En modélisant tous les objets mobiles et leurs trajets. Nous pouvons mener une analyse de leurs interactions afin de caractériser quels éléments peuvent être déterminants dans les choix modaux. L’objectif est également d’analyser des indicateurs agrégés de mobilité (distance, vitesse, consommation, etc.).
Finalement, dans une optique de favoriser l’adoption de mobilités plus durables dans les campus universitaires, ce travail alimente un projet plus large de conception d’un jumeau numérique (JuMob) pour le campus Toulouse Rangueil par la complémentarité de briques expertes de modélisation (cartographie 3D, visualisation interactive, modélisation des mobiles) afin de dégager des scénarios réalistes de mobilité.
Résultats des évaluations des capteurs vélo en sites dédiés et partagés
Résumé
Auteurs : Valérie LERAY, Cristina BURAGA, Viktoriia ATAVINA, Emilie BUTEL, Alexandre DEPETRIS
Entre 2022 et 2026, le Cerema a organisé des études coordonnées à l’échelle nationale afin d'évaluer la fiabilité et la précision des mesures issues de capteurs et de technologies de comptage innovants (vidéo, lidar, radar, boucles électromagnétiques, etc.) sur différents types d’infrastructures cyclables. L’objectif est d’améliorer les données relatives à la mesure des déplacements des modes actifs, à l'instar des données sur le trafic motorisé, et d’harmoniser les différents formats existants pour les données de transport multimodal échangées en Europe.
Dans la suite des projets d’évaluation des capteurs vélo, les équipes du Cerema en collaboration avec les fournisseurs de technologies et les gestionnaires d’infrastructures, ont réalisé plusieurs campagnes d’expérimentations en site dédié aux modes actifs notamment cyclables ou en site partagé avec les autres modes motorisés. Les essais ont été effectués sur la base de la méthodologie d’évaluation métrologique et fonctionnelle élaborée afin de permettre une comparaison objective des performances des dispositifs testés sur terrain pour la détection des modes actifs et la mesure du trafic cyclable.
Les résultats des tests obtenus sur une voie verte en région Ile-de-France et sur une bande cyclable d’un boulevard de Paris serviront à appréhender le potentiel de mesure des différentes technologies intrusives ou non, selon le type d’infrastructure et les usagers. Cela permettra ainsi de formuler des recommandations auprès des gestionnaires pour le choix des solutions les plus adaptées à leurs besoins de mesure selon les réseaux.
En parallèle, les enseignements tirés contribueront à l’élaboration de normes interopérables pour la métrologie des solutions de mobilité émergentes, à l’échelle européenne. En effet, une meilleure qualité des données permettra d’augmenter la visibilité des parts modales cyclables et d’améliorer l’intégration des données de trafic multimodal dans les Point d’Accès Nationaux.
Utiliser les données de comptage vélos de la Plateforme nationale des fréquentations pour estimer le nombre de kilomètres parcourus
Résumé
Auteurs : Mathilde Chamant, Olivier Borot, Simon Dietrich, Christine Buisson, Christine Buraga, Alexandre Depetris, Thomas Durlin
La Plateforme nationale des fréquentations (PNF) est un dispositif technique animé par Réseau vélo et marche. Elle permet de mutualiser, d’agréger et de communiquer sur des données de comptage vélo à l'échelle nationale, à partir des données collectées localement. Actuellement plus de 1800 sites de comptages de plus de 190 collectivités y sont répertoriés. Les données sont le nombre de vélos observés par chaque capteur équipant chaque site au cours de chaque heure. La Direction de la Sécurité Routière cherche à estimer le nombre de kilomètres annuels parcours par des vélos, sur la France entière, sur une année, de manière à calculer un taux d’exposition des cyclistes.
Pour parvenir à une estimation de ce nombre, l’équipe du projet Level a réuni de 2025 à 2026 des équipes du Cerema, du Réseau Vélo et Marche et de l’Université Gustave Eiffel. Plusieurs méthodes ont été explorées et seront présentées au cours de la présentation :
Utilisation des enquêtes ménages disponibles pour estimer des distances de déplacements parcourus à vélo (sur la base du partage modal et des distances des déplacements déclarés) avec un redressement des distances parcourues chaque année sur la base des comptages de débits faits par les compteurs de la PNF ;
Regroupement (clusters) des capteurs ayant les mêmes dynamiques, dont nous formons l’hypothèse qu’ils correspondent à des types de déplacements différents (domicile-travail, loisir, cyclotourisme, …), puis estimation de la fraction observée par les capteurs des kilomètres parcourus pour ce type de déplacement, puis extrapolation à la France entière.
La présentation comparera les résultats de ces deux méthodes entre elles et avec d’autres estimations. La sensibilité de ces deux méthodes aux erreurs induites par les hypothèses simplificatrices sera présentée. Enfin, la faisabilité d’une descente d’échelle (soit pour produire des résultats à l’échelle d’une grande région, soit pour analyser les évolutions d’une saison à l’autre) sera examinée.
Modélisation du comportement de trottinette électrique en interactions avec des piétons et des vélos électriques.
Résumé
Auteurs : Martin De Jaeghere, Louis-Jacques Etaix, Alexander Rasch, Rahul Pai, Marco Dozza, Nour-Eddin El Faouzi, Silvia Varotto
Ce projet de recherche vise à mieux comprendre les interactions entre les usagers de la micro-mobilité, notamment les conducteurs de trottinettes électriques, et les usagers vulnérables tels que les piétons et les cyclistes. L’objectif principal est d’analyser les comportements de conduite et les mécanismes d’évitement dans des espaces urbains partagés afin de développer des modèles comportementaux capables d’être intégrés dans des environnements de simulation et d’aide à la décision.
Une trentaine de participants ont pris part à une expérimentation réalisée sur une piste fermée reproduisant plusieurs scénarios d’interactions directes avec des piétons. Les situations étudiées impliquaient différents angles d’approche des usagers vulnérables ainsi que différentes largeurs de rue afin d’évaluer l’influence de la configuration spatiale sur les décisions de conduite et les trajectoires adoptées.
Les données ont été collectées à l’aide d’une caméra GoPro MAX 360° embarquée sur le véhicule, complétée par des enregistrements réalisés par drone permettant d’obtenir une vue aérienne des interactions. Le système d’instrumentation inclut également un GNSS RTK offrant une précision centimétrique ainsi qu’un smartphone servant à enregistrer les données et les mesures inertielles. Cette architecture légère et peu coûteuse constitue une alternative plus simple et plus facilement reproductible que les systèmes classiques basés sur la fusion de capteurs LiDAR et vidéo.
Les vidéos collectées sont ensuite traitées grâce à des méthodes de vision par ordinateur et d’intelligence artificielle. Un premier algorithme basé sur YOLO11 permet de détecter automatiquement les piétons, les cyclistes et les utilisateurs de trottinettes électriques dans les images panoramiques. Un algorithme de suivi d’objets maintient ensuite l’identité des usagers entre les images successives afin de reconstruire leurs trajectoires. Enfin, un modèle de régression estime la distance et la position relative des usagers à partir des caractéristiques des boîtes englobantes détectées dans les images. Les trajectoires obtenues sont ensuite filtrées et lissées afin d’améliorer leur robustesse.
L’ensemble de ces données permettra de développer des modèles de choix discrets décrivant les décisions des conducteurs face aux interactions avec les usagers vulnérables. Ces modèles pourront ensuite être implémentés dans des plateformes de simulation afin d’évaluer de futurs aménagements urbains, stratégies de sécurité ou systèmes d’assistance destinés à la micro-mobilité.
Evaluation de la difficulté à marcher en extérieur en fonction de la pente
Résumé
Auteurs : Aude Cancade, Philippe Lacomme, Raksmey Phan, Sylvie Rousset
De nombreux travaux se sont intéressés à l’analyse de la marche en laboratoire sur de courtes distances. En revanche, les études menées en conditions réelles sur des parcours plus longs (≥ 1 km), restent encore limitées. Pourtant, la marche en extérieur joue un rôle clé dans le maintien de l’autonomie des personnes âgées. Avec l’avancée en âge, certaines capacités diminuent, rendant les déplacements plus complexes, notamment sur des terrains variés ou en pente. Adapter les parcours aux capacités individuelles apparaît donc essentiel pour sécuriser les déplacements et favoriser l’activité physique.
Cette étude préliminaire vise à évaluer l’impact d’une simulation du vieillissement sur les paramètres de marche en fonction du type de terrain, en s’appuyant sur les capteurs de smartphones comme solution accessible pour analyser et identifier la difficulté à marcher en conditions réelles.
Dix participants du Centre d’Ingénierie et Santé de Saint-Étienne (8 femmes, 2 hommes ; âge moyen : 36 ± 11 ans) ont été inclus. Un parcours de 2,4 km, sélectionné pour la variabilité de son terrain (nature du sol et dénivelé) a été réalisé à deux reprises par chaque participant : une fois sans simulateur de vieillissement (GERT) et une fois avec. Les données d’accélération et de GPS ont été enregistrées via un smartphone porté dans la poche avant du pantalon. Après traitement des signaux, plusieurs indicateurs de la marche ont été extraits, notamment la cadence (pas/min), la vitesse (m·s⁻¹) et le temps de parcours (min). Les analyses ont comparé les indicateurs pour les deux conditions (avec et sans simulateur) ainsi que pour les différents types de terrain (plat, montée, descente).
Modélisation de la demande cyclable : déploiement d'un jumeau numérique à l'échelle nationale
Résumé
Auteurs : Guoxi Feng, Alexandre Lanvin, Donatien Dubuc, Alexandre Chasse
La loi d'orientation des mobilités a fixé l'objectif ambitieux d'atteindre une part modale du vélo de 12 % d'ici 2030 en France. Pour accompagner cette transition, évaluer les politiques publiques et orienter efficacement les investissements d'infrastructures, il est indispensable de disposer d'outils capables de quantifier et de suivre dynamiquement les déplacements cyclables. Cette contribution présente le passage à l'échelle nationale d'un jumeau numérique de la mobilité cyclable, initialement développé et éprouvé sur la métropole parisienne. L'objectif est d'estimer avec précision le nombre de déplacements à vélo et les distances parcourues sur l'ensemble du territoire métropolitain.
Le cœur technique de cette approche repose sur la méthodologie « DYNACOD », une chaîne de traitement en sept étapes permettant la calibration dynamique et multi-sources de matrices Origine-Destination (O/D). Dans un premier temps, une demande nominale vélo est générée à l'aide du simulateur de demande de déplacement EQASim. Celle-ci s'appuie sur des données statiques (enquêtes de mobilité locales EMC², enquête nationale EMP 2019, recensement de la population) pour modéliser les chaînes d'activités quotidiennes de la population.
Afin de garantir la faisabilité des calculs (scalabilité) face à l'immensité du territoire national, la France est segmentée en plusieurs "bassins de mobilité" indépendants grâce à l'algorithme de détection de communautés de Louvain. Ces bassins concentrent la grande majorité des déplacements internes et sont traités individuellement afin de garantir des temps de calcul réalisables.
Pour modéliser les préférences d'itinéraire, des algorithmes génèrent, pour chaque paire O/D, des trajectoires qui sont ensuite affectées sur le réseau routier via OpenStreetMap. Parallèlement, les données dynamiques provenant de plus de 1 800 compteurs de vélos répartis sur le territoire sont nettoyées, complétées et affectées au réseau. L'étape cruciale réside dans le redressement journalier : les flux théoriques modélisés sont confrontés aux volumes réels mesurés. Une optimisation sous contraintes permet alors d'ajuster les matrices O/D pour refléter fidèlement la réalité du terrain.
Validé par une étude de cas sur l'Île-de-France, cet outil offre une vision à la fois globale et territorialisée. Il permet aux décideurs d'identifier les corridors stratégiques, d'analyser l'impact de nouveaux aménagements et d'améliorer la sécurité des usagers vulnérables.
Ce travail s'inscrit dans le cadre du projet « Indicateurs vélo » et est co-financé par la DGITM, la DSR (ONISR) et l'ADEME.
Les SUV représentent-ils un surrisque pour les piétons ?
Résumé
Auteurs : BAZERQUE Claire, MOMPART Nathalie, ZOUBIR Ayman
L’objectif du projet CraVAT mené par le Cerema pour la Délégation à la Sécurité Routière est de déterminer si des liens existent entre les caractéristiques des véhicules et l’accidentalité. A partir des multiples résultats du projet, cette communication propose un focus sur l’impact des SUV sur les piétons en France, entre 2015 et 2022.
Les données de la base des Bulletins d'Analyse des Accidents Corporels (BAAC) sont enrichies avec des informations provenant d'autres sources en utilisant les Codes Nationaux d’Identification du Type (CNIT) qui sont renseignés par les Forces de l’Ordre dans les fiches des véhicules.
Afin de pouvoir comparer les véhicules de Tourisme (VT) accidentés aux VT en circulation, l’étude CraVAT utilise les données du Système d’Immatriculation des Véhicules (SIV) qui liste les effectifs de véhicules immatriculés par année et par code CNIT. Ces effectifs sont ajustés pour définir un parc roulant de référence utilisé pour l’étude. Les ajustements prennent en compte les données agrégées du Service des Données et Etudes Statistiques (SDES) qui sont basées sur les passages au contrôle technique.
Les caractéristiques des VT accidentés ont évolué au cours de la période d’étude. Les VT sont en moyenne plus anciens (+ 2 ans) et plus lourds (+ 29 kg) en 2022 qu’en 2015. Les SUV, peu présents en début de période étudiée (moins de 6 % en 2015), ont progressivement remplacé les Familiales, les Compactes et les Routières jusqu’à représenter près de 16 % des VT accidentés en 2022.
Les SUV sont sous-représentés parmi les VT accidentés (10 %) par rapport à leur part du parc de référence (15 %). Cet écart s’explique par leur ancienneté moindre (5 ans en moyenne contre 9 ans pour l’ensemble des VT accidentés) et par l’analyse des profils de leurs conducteurs qui sont à la fois moins souvent présumés responsables et qui appartiennent le plus fréquemment à des tranches d’âges peu impliquées dans des accidents (de 45 à 74 ans).
L’analyse montre que les SUV s’avèrent plus dangereux pour les usagers vulnérables. Des surrisques statistiquement significatifs ont été mesurés pour les piétons heurtés en agglomération et pour les usagers 2RM percutés par un SUV hors agglomération, hors autoroute.
Les surrisques de décès liés à l’âge du piéton percuté par un VT sont aussi mesurés.
L’association de ces deux surrisques, dans un contexte d’augmentation de la part des SUV dans le parc roulant et d’augmentation de la part des seniors dans la population, identifie un enjeu de sécurité routière pour les années à venir.
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Vers une compréhension automatisée des interactions entre usagers de la route en milieu urbain
Résumé
Ces dernières années, un nombre croissant de villes ont donné la priorité à la mobilité douce, transformant progressivement les zones urbaines en espaces partagés où cohabitent de multiples catégories d'usagers de la route, souvent dans des environnements très contraints. Cela engendre des interactions fréquentes, parfois conflictuelles, qui nécessitent des solutions adaptées au contexte. Il est donc essentiel d'analyser les espaces urbains avant de proposer des mesures.
Cette présentation abordera les méthodes récentes proposées dans la littérature scientifique, tant par les auteurs que par d’autres équipes de recherche, pour l’étude des scènes de circulation en milieu urbain : méthodes fondées sur les mesures substitutives de sécurité (Surrogate Safety Measures - SSM), approches basées sur la proximité (définition des zones de confort), ainsi que méthodes reposant sur des modèles de réseaux de neurones à hypergraphes (Hyper Graph Neural Networks - HGNN), entre autres. Par ailleurs, un état des lieux des avancées relatives à l’automatisation de l’analyse des risques en environnement urbain sera également présenté.
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Les inscriptions au congrès DYNAMO 2026 s'effectuent exclusivement en ligne. Une participation de 20€ est demandée pour couvrir une partie des frais de bouche.
Le congrès DYNAMO 2024, organisé le 21 novembre 2024 à Talence par le Cerema Sud-Ouest et l'ENSEIRB, a réuni un large éventail d'experts pour explorer les enjeux et les opportunités des mobilités actives. Intitulée Données pour une analYse des Nouvelles mobilités Actives : Modélisation et Optimisation, cette conférence technique territoriale s'est concentrée sur l'utilisation des données pour mieux comprendre, modéliser et optimiser les comportements des usagers vulnérables tels que les cyclistes et les utilisateurs de trottinettes.
Dans un contexte où les défis environnementaux et l'engorgement des infrastructures routières encouragent l'adoption de modes de transport plus durables, les mobilités actives jouent un rôle central dans la transformation des pratiques de déplacement urbain. La journée a permis de discuter des avancées en matière de collecte et d'analyse des données, des outils de simulation, ainsi que des méthodologies visant à améliorer la sécurité, l'efficacité et l'acceptabilité des infrastructures dédiées.
Le congrès a également favorisé le dialogue interdisciplinaire en rassemblant des chercheurs, des représentants institutionnels et des industriels autour de thématiques variées, allant de l'évaluation des aménagements cyclables à l'intégration de la micromobilité dans les systèmes intelligents. Ce retour se propose de synthétiser les points marquants de cette journée riche en enseignements et en perspectives.
La journée s’est déroulée en quatre parties distinctes, chacune abordant des aspects spécifiques des mobilités actives et de la sécurité routière. La première session, en début de matinée, était consacrée à des présentations techniques sur la détection des usagers vulnérables, en explorant les différents types de capteurs utilisés et leurs applications pour l'évaluation des projets. La seconde partie de la matinée s'est concentrée sur l'exploitation des données de mobilité, en mettant l'accent sur l'analyse du comportement des usagers et la simulation des scénarios de déplacement. En début d'après-midi, une session a été dédiée aux industriels, qui ont présenté leurs capteurs et leurs travaux innovants. Enfin, la journée s'est conclue par une table ronde sur l'usage des données, réunissant des experts pour discuter des meilleures pratiques et des défis liés à l'intégration des mobilités actives dans les politiques publiques.
Détection et évaluation des usagers vulnérables : capteurs et applicationsLa première session de la journée a été consacrée à la détection et à l'évaluation des usagers vulnérables, un sujet crucial pour améliorer la sécurité routière et urbaine. Les présentations techniques ont mis en lumière les différents types de capteurs utilisés, tels que les caméras, les boucles électromagnétiques et les systèmes de détection par vidéo. Les intervenants ont expliqué comment ces technologies permettent de recueillir des données précises sur les comportements des cyclistes, des piétons et des utilisateurs de trottinettes. Les applications pratiques de ces capteurs ont été détaillées, montrant comment ils peuvent être utilisés pour évaluer l'efficacité des aménagements urbains et pour optimiser la sécurité des usagers vulnérables dans les environnements urbains complexes.
La seconde session de la matinée s'est concentrée sur l'exploitation des données de mobilité, en mettant l'accent sur l'analyse du comportement des usagers et la simulation des scénarios de déplacement. Les présentations ont abordé les méthodologies avancées pour traiter et interpréter les données collectées par les capteurs. Les intervenants ont discuté des modèles de simulation utilisés pour prédire les mouvements des usagers et pour évaluer l'impact des différentes politiques de transport. Les résultats de ces simulations ont été présentés, montrant comment ils peuvent aider à optimiser les infrastructures existantes et à planifier de nouvelles interventions pour améliorer la fluidité et la sécurité du trafic.
Après avoir exploré les avancées académiques et les innovations techniques dans le domaine de la micromobilité et des systèmes de transport intelligents, le congrès DYNAMO'24 a poursuivi avec une session dédiée aux industriels. Cette partie de la journée a permis aux entreprises de présenter leurs capteurs et leurs travaux innovants, offrant un aperçu concret des applications pratiques et des solutions technologiques disponibles sur le marché. Les présentations des industriels ont mis en lumière comment les avancées théoriques et méthodologiques peuvent être mises en œuvre pour améliorer la sécurité, l'efficacité et la gestion des mobilités actives dans les environnements urbains.
La journée s'est conclue par une table ronde, animée par Adrien Le Léon, réunissant des experts pour discuter de l'usage des données et des perspectives futures dans le domaine des mobilités actives. Les intervenants ont échangé sur les meilleures pratiques pour intégrer les données de mobilité dans les politiques publiques et pour optimiser les infrastructures urbaines. Les défis actuels et les opportunités futures ont été abordés, avec un accent particulier sur l'importance de la collaboration entre les différents acteurs du secteur. La table ronde a également permis de discuter des innovations à venir et des nouvelles technologies qui pourraient transformer la manière dont nous abordons la mobilité urbaine. Les échanges ont mis en lumière l'importance de continuer à investir dans la recherche et le développement pour créer des villes plus sûres, plus efficaces et plus durables.
Lors du congrès DYNAMO'24, plusieurs posters ont été présentés, offrant un aperçu des recherches et innovations en cours dans le domaine des mobilités actives.
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